Déclaration de Gilles LEPROUST : M. GATTAZ, les maires ne sont pas à vos ordres !

Déclaration de Gilles LEPROUST
Maire d’Allonnes,
Conseiller général
1er Vice-président de Le Mans Métropole

M. GATTAZ, les maires ne sont pas à vos ordres !

M. GATTAZ, Président du MEDEF, vient d’adresser à ses organisations territoriales un modèle de lettre à écrire à toutes les têtes de listes aux municipales pour leur faire part de ses exigences.

Sa principale demande consiste à obtenir toujours plus d’exonérations de taxes pour, soi-disant, créer des emplois. Mais de qui se moque le patron des patrons !

Ces dernières années, la taxe professionnelle due aux communes a été supprimée, remplacée par la contribution économique territoriale. Résultat : 6 milliards d’économies pour les entreprises, d’ailleurs souvent les plus importantes, et autant de moins pour les collectivités, pour les habitants.

Parallèlement, le chômage a continué à augmenter. Je le constate chaque jour dans une ville comme Allonnes.

Comme Maire, j’ai régulièrement des rencontres avec les responsables des entreprises locales pour échanger sur leur situation. Je n’entends d’ailleurs pas chez eux cette demande obsédante de M. GATTAZ de tout déréguler. Ils souhaitent souvent, et notamment dans le secteur de la distribution et du BTP, que les habitants et les collectivités aient plus de pouvoir d’achat car c’est la garantie pour eux d’un développement de leurs entreprises et donc de l’emploi.

Faut-il rappeler à M. GATTAZ que, chaque année, les entreprises bénéficient de 230 milliards d’euros d’exonérations fiscales, auxquels aujourd’hui il va falloir ajouter les 30 milliards d’euros promis dans le cadre du pacte de responsabilité que veut mettre en place le gouvernement.

Trop, c’est trop ! Résoudre le chômage exige de s’inscrire dans d’autres logiques, notamment en associant tous les intervenants  – responsables d’entreprises, salariés et syndicat, élus – afin de mettre en place des propositions mettant au cœur l’humain et faisant contribuer les profits, notamment spéculatifs, au service de l’emploi et des Hommes.

L’espace culturel et la place des jacobins sont accessibles

C’est durant la campagne électorale que certains candidats s’interrogent sur la conformité de grands projets. Bien évidemment, la municipalité et Le Maire du Mans n’ont pas attendu que l’espace culturel soit créé pour s’interroger sur les normes d’accessibilité.

Le bâtiment répond aux normes réglementaires de la loi 2005, du décret de 2007 et de l’arrêté de 2006. Le projet a été présenté par Sophie MOISY, conseillère municipale déléguée au développement des actions en faveur des personnes handicapées à la CIAPH (Commission Intercommunale des personnes Handicapées) qui l’a validé, en octobre 2012.

Ce bâtiment ainsi que la place qui l’accompagne vont permettre à toutes les personnes en situation de handicap d’accéder au cinéma, au théâtre mais aussi à l’espace de restauration, la terrasse, l’espace derrière le quinconce, ce qui n’était pas possible auparavant.

C’est une réelle avancée, la concertation avec les associations a permis d’aller au-delà des normes puisque les personnes en situation de handicap pourront être placées près de leurs accompagnants grâce à des système de strapontins. Les contrastes entre la place et les marches ainsi que les bandes podotactiles et les rampes permettent de cheminer en sécurité jusqu’à l’espace culturel.

La vérification et la conformité du lieu seront validés par les associations. La ville du Mans toujours en étroite concertation avec le monde du handicap ne se privera pas d’améliorer et d’aller au-delà des normes pour que ce futur espace réponde au mieux aux besoins des usagers.

Patrick Le Hyaric : « L’aide alimentaire sauvée »

Patrick Le Hyaric vient de publier un article intéressant sur son blog, intitulé « L’aide alimentaire sauvée ». Nous vous proposons de le découvrir :

« Le Parlement a adopté aujourd’hui le maintien des financements de l’aide alimentaire européenne.

Ce vote représente la fin d’un long processus et d’une bataille politique intense contre ceux qui voulaient réduire ou même supprimer l’aide alimentaire au nom de l’austérité budgétaire. Ce programme qui bénéficie pourtant à plus de 18 millions d’européens devait faire l’objet de coupe drastique de 500 à 350 millions d’euros par an, soit un milliard en moins pour les sept prochaines années.

En commission parlementaire de l’emploi et des affaires sociales, où j’ai suivi ce dossier pour mon groupe, et en coordination avec Younous Omarjee qui faisait de même en commission du développement régional, nous nous sommes battus pour maintenir ces financements, mais aussi contre le fatalisme de ceux qui s’accommodaient de cette perte pour les 240 banques alimentaires dépendantes de ces fonds.

En portant ce dossier jusqu’en plénière, en juin dernier, nous avons obtenu un positionnement fort du Parlement pour son maintien et une simplification du nouveau Fond européen d’aide au plus démunis, le FEAD. Ce travail, à l’écoute et avec le soutien des organisations de solidarité est désormais mené à son terme avec ce vote. En validant ces négociations avec les représentants des gouvernements européens ce sont donc les nouveaux cadres du FEAD qui sont actés et surtout ses financements.

Je me félicite de ce vote qui vient accorder à toutes les organisations de solidarité européennes l’assurance de financements européens jusqu’en 2020. »

Pendant ce temps là sur la Twittosphère

Le journal de campagne est arrivé !

Journal de campagne

Vous recevrez bientôt dans vos boîtes aux lettres le journal de campagne. N’hésitez pas à revenir vers nous pour des questions et/ou commentaires et nous vous donnons rendez-vous aux prochaines réunions de quartier :

  • Lundi 24 Février, 18h30 : Restaurant scolaire Jean Villars
  • Vendredi 28 février, 18h30 : Salle l’oiselière
  • Lundi 3 Mars, 18h30 : Carré plantagénèt
  • Mardi 4 Mars, 18h30 : Salle béranger
  • Mercredi 5 Mars, 18h30 : Maison de quartier des maillets
  • Jeudi 6 Mars, 18h30 : Restaurant scolaire du docteur calmette
  • Samedi 8 Mars, 11h : Thématique solidarité : Les bruyères
  • Lundi 10 mars, 18h30 : Restaurant scolaire louis blériot
  • Mardi 11 mars, 18h30 : Foyer René clair
  • Mercredi 12 Mars, 18h30 : Salle du skate park le spot
  • Jeudi 13 mars, 18h30 : Salle Georges Brassens
  • Vendredi 14 Mars, 18h30 : Maison de quartier Edith Piaf
  • Samedi 15 Mars, 11h : Thématique environnement : salle charles trenet
  • Samedi 15 Mars, 17h : Maison de quartier Pierre Guédou
  • Lundi 17 Mars, 18h30 : Restaurant Louis Pergaud
  • Mercredi 19 Mars, 18h30 : Maison de quartier Robert Manceau
  • Jeudi 20 Mars, 18h30 : Meeting final Les Saulnières

Journal de campagne

Journal de campagne

Journal de campagne

La campagne Le Mans pour Tous se poursuit

Réunion de quartier Michel Ange avec Jean-François Soulard :

Réunion de quartier Michel Ange avec Jean-François Soulard

Réunion de quartier Les sources avec Sophie Moisy :

Réunion de quartier Les sources avec Sophie Moisy

Réunion de quartier Gazonfiers avec Catherine Brulé-Delahaye :

Réunion de quartier Gazonfiers avec Catherine Brulé-Delahaye

Réunion thématique culture avec Catherine Brulé-Delahaye :

Réunion thématique culture avec Catherine Brulé-Delahaye

Réunion de quartier Hopital avec Bernard Breux :

Réunion de quartier Hopital avec Bernard Breux

Réunion de quartier Fulbert Masson avec Sophie Moisy :

Réunion de quartier Fulbert Masson avec Sophie Moisy

Réunion de quartier Renée Auduc avec Bernard Breux :

Réunion de quartier Renée Auduc avec Bernard Breux

Réunion de quartier jardin des plantes avec Yves Calippe :

Réunion de quartier jardin des plantes avec Yves Calippe

Réunion thématique Université avec Sophie Moisy :

Réunion thématique Université avec Sophie Moisy

Réunion de quartier Philippeaux avec Bernard Breux :

Réunion de quartier Philippeaux avec Bernard Breux

La campagne se poursuit également sur les marches, les réunions de préparation, les réunions avec les sympathisants mais également le débat télévisé entre les têtes de liste de la ville où Thierry Samain a accompagné Le Maire sortant Jean-Claude Boulard.

Quelques autres clichés de ces deux dernières semaines :

Troisième réunion des adhérents et sympathisants le 20 février 2014

Cette nouvelle réunion de sympathisants a été consacrée essentiellement à trois sujets : la réponse aux questions sur le dossier du Stade, les enjeux du budget de la Ville et les développement économique.

Sur le dossier de stade, nous avons mesuré l’écart important entre les informations totalement erronées et le catastrophisme entretenu, utilisés tant par l’opposition municipale que par certaines listes aujourd’hui déclarées, et les chiffres réels de ce dossier, pourtant connus de toutes les composantes de l’actuel Conseil Municipal.

Ces échanges ont permis de pointer aussi les responsabilités des instances du foot professionnel et de la fédération Française, très présentes et autoritaires lorsqu’il s’agit d’imposer la construction de nouveaux équipements et absentes pour assumer les financements ou les conséquences des dérives financières des clubs.

Concernant les questions budgétaires, nous savons qu’elles seront sensibles sur les prochaines années. Nous avons rappelé que nous contestions fortement le choix fait par ce gouvernement sur la baisse des dotations aux communes. Notre position est largement partagée au sein des composantes de la liste de rassemblement de la Gauche et des écologistes.

Nous avons rappelé l’engagement de la liste de limiter à 1% par an sur le prochain mandat l’évolution de la fiscalité. La situation financière saine de la Ville saluée par la cour des comptes, résultat de la gestion sérieuse du mandat qui s’achève, peut nous permettre d’annoncer cet engagement tout en maintenant les précieux services publics de proximité, et un bon niveau d’investissement, source d’activité pour de nombreuses entreprises.

Concernant l’action économique, nous avons rappelé que ce n’est pas une compétence directe des communes, ni des intercommunalités. Au delà de ses effectifs en interne, très importants pour assurer la quasi totalité des activités décidées par notre ville en régie, les leviers pour peser sur la situation de l’emploi sont plutôt dans les entreprises.

La question des aides publiques directes aux entreprises reste un sujet sensible, avec des appréciations quelquefois différentes qui se sont exprimées pendant le mandat en cours.

Ce n’est un secret pour personne, nous sommes et nous serons toujours hostiles aux aides directes lorsqu’elles seront destinées à des entreprises qui font le choix de rémunérer les actionnaires plutôt que d’investir localement. En ce sens, notre rôle au sein de la majorité actuelle a permis de conditionner l’attribution d’aides éventuelles à des engagements sur les embauches en CDI, sur la pérénité des activités de l’entreprise au sein de l’agglomération et sur le respect de clauses environnementales.

Enfin, les échanges mettent en évidence que le lien financier direct qui pouvait exister dans les mandats précédents, avec notamment la taxe professionnelle, est aujourd’hui fortement réduit, et les annonces du gouvernement sur le « pacte de compétitivité » vise à réduire encore les charges des entreprises. Est ce bien normal que les communes et les communautés de communes soient encore sollicitées ?

Bien évidemment ces échanges vraiment très intéressants se sont avérés à la fois très utiles, mais aussi source d’enrichissement pour nos propositions.

Sur les jours qui nous restent avant le premier tour des élections Municipales, nous avons souligné l’importance d’inciter jusqu’au dernier moment les personnes de notre entourage, mais aussi tous les habitants à participer à ce scrutin, à choisir eux mêmes en allant voter, et ainsi ne pas laisser les autres choisir à leur place.

Rapport de la cour des comptes : « un remède qui finirait d’achever le malade » (PCF)

 L’Élysée et Matignon abriteraient-ils des mythomanes ? La Cour des comptes critique vertement, dans son rapport annuel, l’excès d’optimisme persistant de leurs occupants de ramener, sans douleur, le déficit public sous la barre des 3 % en 2015. En réalité, du fait de la faible croissance et du chômage qui ne s’infléchit pas, les recettes fiscales pourraient, cette année, être jusqu’à 6 milliards d’euros inférieures à ce que François Hollande et Jean-Marc Ayrault ont prévu. Du coup, la Cour doute de l’engagement présidentiel de réduire de 50 milliards d’euros la dépense publique d’ici 2017, pour financer une nouvelle baisse du « coût du travail ».

Selon elle, il faudra économiser d’avantage sur la protection sociale, les collectivités locales et les fonctionnaires, avec la poursuite du gel du point d’indice. En somme un remède qui finirait d’achever le malade.
 
Le président de la Cour des comptes encourage François Hollande à frapper encore plus fort, y compris en diminuant les allègements fiscaux à destination des handicapés et les « facilités de circulation » dont bénéficient les cheminots et leurs familles. Il oublie une mesure pourtant plus efficace ; celle de réduire et conditionner les 200 milliards d’euros d’avantages fiscaux et sociaux et d’aides publiques accordées aux entreprises et aux banques.

Les préconisations de Didier Migaud ne feraient qu’accentuer le mal-être des Français, et amplifieraient déficit public et dette publique. La gauche doit rompre avec cette fuite en avant. Les élus locaux de gauche ne veulent pas que l’austérité hollandaise ravage leurs collectivités.
 
Parti communiste français,
Paris, le 11 février 2014.