Réactions des élu-e-s au décès de Jean-Claude BOULARD

Veuillez trouver en cliquant sur les images ci-dessous les réactions du groupe et des élu-e-s Communistes et Républicains de la Ville du Mans au décès du Maire-président de Le Mans Métropole, Jean-Claude BOULARD.

Communiqué pour le groupe :

CP groupe

Communiqué de Bernard BREUX, adjoint à la Nature en ville :

CP B. Breux

Communiqué de Sophie MOISY, déléguée au handicap :

CP S Moisy

Communiqué de Jean-François SOULARD, 1er Vice-président de Le Mans Métropole et Président de la SETRAM :

CP JF Soulard

Et les hommages rendus par écrit sur le registre déposé en mairie.
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Droit de réponse : Sophie MOISY s’adresse à M. LE MENER

Retrouvez, en cliquant sur l’image ci-dessous, la réponse de Sophie MOISY, pour le groupe des élu-e-s Communistes et Républicains de la Ville du Mans, aux propos de M. LE MENER dans un article du Maine Libre intitulé : »Le Mans doit faire mieux ».

Sophie

Retrouvez ci-dessous l’intégralité de l’article paru dans l’édition du mercredi 14 mars 2018.

ml le mener

Et l’extrait un communiqué de presse paru dans l’édition du Maine Libre datant du 20 mars 2018.

Le Mener

Communiqué contre les expulsions locatives

GROUPE COMMUNISTE & REPUBLICAIN

COMMUNIQUE de PRESSE

                                          Les expulsions locatives : une violence inouïe !!!

Si pour le plus grand nombre des Manceaux la fin de l’hiver signifie le retour des beaux jours, des fleurs, le temps des balades dans les bois en famille, la possibilité de prendre un verre sur une terrasse, il en est d’autres, dans notre ville, qui voient arriver la fin de l’hiver avec un nœud dans le ventre, une appréhension du lendemain. Il s’agit de ceux qui sont menacés d’expulsion, à compter du 31 mars prochain. Le rapport annuel sur le « Mal logement » rédigé par la Fondation Emmaüs dénonce, encore cette année, une hausse de 24 % des expulsions locatives. Mais derrière les chiffres, il y a les drames qui frappent des familles.

 

Les expulsions locatives touchent des personnes qui,  dans la majeure partie des cas, sont de bonne foi mais ne parviennent plus à payer leur loyer suite à un accident de la vie, un problème de santé ou encore un découragement chronique qui les amènent à abandonner toute démarche. Ces personnes ont payé leur loyer régulièrement dans le passé mais se retrouvent dans une grande détresse.

On pense souvent que les familles expulsées sont relogées automatiquement et suivies par des travailleurs sociaux : c’est faux !!! Une partie d’entre-elles sont hébergées et cela pour un temps limité. Quand une famille est expulsée, elle est à la rue.

Dans d’autres cas, la famille se réfugie, chez des proches, ce qui crée de nouvelles difficultés. Ceci génère  une sur-occupation, dans bien des cas, de l’autre appartement.

L’expulsion locative n’est pas une fatalité, un travail de prévention déjà en partie réalisé permet de prévenir ces expulsions.

Cependant,  cela doit être approfondi par  une médiation qui doit comprendre un déplacement chez la personne afin de regarder ses ressources, l’orienter pour trouver une solution et surtout faire un échéancier pour résorber les loyers impayés qui soit réaliste et tenable pour la personne.

Avoir un logement est un droit fondamental, constitutif de l’identité de la personne, une des solutions consisterait à prendre un arrêté anti-mise à la rue* qui interdirait ces expulsions locatives, sur notre ville. Il faut aujourd’hui dénoncer l’existence de ces violences, qui s’avèrent  traumatisantes pour ces familles, avec la présence d’enfants.

 

* Lors de toute expulsion locative sur le territoire de la commune, il devra être fourni au Maire ou à son représentant qualifié, la justification que le relogement dans un logement décent de la personne expulsée et de  sa famille aura été assuré.

 

Le Mans, le 29 Mars  2017

Intervention du Syndicat CGT des Cheminots Actifs et Retraités de la SARTHE Mardi 7 mars 2017 – Commémoration 75ème anniversaire de l’assassinat de Pierre SEMARD.

Mr le Maire, Mme la députée,  Mesdames et Messieurs les élus, Mesdames, Messieurs les Responsables d’Organisations d’Anciens Combattants, Chers amis, Chers Camarades,

 

Le syndicat CGT des cheminots actifs et retraités de la Sarthe rend hommage à Pierre SEMARD assassiné par les nazis le 7 mars 1942 à Evreux. Fils d’un cantonnier et d’une garde de barrières, embauché en 1910 à l’âge de 23 ans au réseau PLM. Militant CGT dès le début de sa carrière, son engagement lui valut d’être écarté du secrétariat du chef de gare pour être muté au service des trains. Homme engagé, syndicalement et politiquement. Il demeure une figure emblématique du résistant.

En 1920, il fait partie des 17000 révoqués au même titre qu’Henri BARBIN, alors secrétaire du Syndicat des cheminots du Mans, suite à la grève des cheminots qui permis d’obtenir le 1er Statut. Pierre SEMARD fut réintégré par la suite et pris des responsabilités en devenant secrétaire général de la Fédération des cheminots en 1921. Son appartenance au Parti Communiste, dont il fût le secrétaire général, lui valut d’être condamné à 3 ans de prison le 6 avril 1940.

Avant d’être fusillé par les nazis le 7 mars 1942, il a rédigé une lettre :

Je cite : « Je meurs avec la certitude de la libération de la France. Dites à mes amis les cheminots que ma dernière volonté est qu’ils ne fassent rien qui puisse aider les nazis. Les cheminots me comprendront, ils m’entendront, ils agiront ! J’en suis convaincu… Adieu chers amis, l’heure de mourir est proche. Mais je sais que les nazis qui vont me fusiller sont déjà des vaincus et que la France saura poursuivre son combat. »

Les cheminots ont entendu son appel, multipliant les actes héroïques désorganisant le transport indispensable à la machine de guerre allemande.

A ce titre, Pierre SEMARD, est donc notre héritage collectif, toutes générations de cheminots confondues. C’est aussi l’un des éléments constitutifs de notre culture cheminote, avec ses valeurs, ses traditions de lutte que nos gouvernants et dirigeants voudraient voir disparaitre. En 1937, d’ailleurs, il défendait l’idée d’une véritable nationalisation des chemins de fer, devant être accompagnée d’une coordination effective de tous les modes de transport dans l’intérêt des usagers et de la collectivité toute entière.

Nous associons à son combat, toutes celles et ceux qui comme lui, sont entrés dans l’action comme de nombreux militants ouvriers syndicalistes, souvent communistes et qui ont été livrés par l’Etat Français aux nazis qui les ont fusillés, comme ce fut le cas de Pierre SEMARD, mais aussi des martyrs de Châteaubriant dont le jeune Guy MOCQUET, 17 ans.

A l’heure où les acquis de la Libération issus du CNR tels que notre sécurité Sociale, œuvre d’Ambroise Crozat, ministre du Travail communiste  mais aussi nos Services Publics sont victimes d’attaques multiples. La xénophobie et le racisme s’affichent au grand jour, où la paix mondiale est chaque jour plus menacée, la CGT a fait le choix de contribuer à la transmission, entre générations de cheminots, de ce qui a été et reste essentiel de notre histoire.

Connaitre et comprendre les acquis sociaux est indispensable aujourd’hui pour combattre les décisions politiques visant à les réduire sous prétexte de crise. Les salariés ne doivent pas être les victimes d’une crise dont ils ne sont pas responsables. Leur souffrance au travail se traduit par une montée des intentions de vote pour le FN, ce désespoir généré par la crise capitaliste qui invite au repli sur soi est un enjeu majeur pour les élections à venir …

Permettez-moi quelques mois sur la situation des cheminots ne sont pas en reste puisqu’ils subissent de nombreuses suppressions d’emplois, moins 1 000 sur notre Région des Pays de la Loire en 10 ans…

Le site ferroviaire du Mans est en danger :

  • Les Ateliers SNCF survivent pour combien de temps si une véritable politique de réindustrialisation n’est pas mise en œuvre.
  • Le Technicampus est menacé.
  • La résidence TGV des contrôleurs du Mans est menacée de fermeture au 1er juillet
  • Le dépôt du Mans est visé dans les réorganisations.
  • Les directions d’établissement sont toutes réorganisées sur Nantes (Infrapôle, Traction, Contrôleurs), sauf l’Etablissement TGV.
  • Les gares TER d’Arnage, Ecommoy, La Suze, Connerré sont menacées de fermeture et le reste des gares seraient ouvertes en journée, à des horaires ne correspondant plus aux besoins des usagers…
  • Quel avenir pour les TER à l’heure de la mise en concurrence forcée suite à la Loi Macron et la volonté du Conseil Régional d’expérimenter la mise en concurrence à l’occasion des négociations sur la Convention TER des Pays de la Loire ?
  • Quel avenir pour les cheminots, quel avenir pour les emplois en Sarthe, quel avenir pour la ville du Mans et le département de la Sarthe ?…

Nous ne pourrions ici énumérer tous les coups portés aux salariés, mais la liste est longue et la souffrance ne peut être combattue que par la rue… N’oublions pas que demain se déroulera la Journée de lutte pour les droits des femmes en rappelant qu’à 15h40, leur activité devrait s’arrêter au regard de la différence salariale de 26 % entre les femmes et les hommes.  Mais à la CGT, c’est tous les jours que nous les soutenons en défendant leurs droits, notamment l’égalité professionnelle et la lutte contre le sexisme. D’autre part, la CGT organisera un débat le 23 mars sur cette question en présence de Sophie Binet, membre de la Confédération.

Les cheminots se rassembleront avec l’interpro aujourd’hui au Mans pour combattre la casse des Services Publics avec un rendez-vous à 14h15 à l’Hôpital du Mans, d’autres cheminots seront aussi à Nantes dès 15h30 pour accueillir Monsieur PEPY qui se glorifie de son action sur l’emploi cheminots auprès des associations …

D’autres échéances marqueront aussi le calendrier comme l’action interprofessionnelle du 21 mars prochain dans le cadre d’une politique de réindustrialisation et de la défense des Services Publics ou encore la réunion publique du mardi 28 mars pour débattre de l’avenir des TER, et je profite de cette rencontre aujourd’hui pour renouveler notre invitation à monsieur le Sénateur Maire.

Lucie AUBRAC, résistante qu’on ne présente plus disait : « Le verbe résister doit toujours se conjuguer au présent ! ». Si notre combat aujourd’hui n’est plus contre les nazis il est marqué par le combat pour la dignité humaine, le respect des droits de l’Homme et la lutte contre le Capital qui concentre 1% de la population percevant 99% des richesses produites.

Chères et chers amis et camarades, même si elle se présente sous d’autres formes, la criminalisation des syndicalistes et tout particulièrement celle des militants CGT, n’est pas qu’une affaire du passé.

A la suite des mouvements de juin 2014 pour une autre réforme du système ferroviaire français, de 2016 pour une convention collective du ferroviaire de haut niveau et pour gagner un Code du travail du 21ème siècle, des camarades de la CGT dont des cheminots ont été trainés devant les tribunaux et traités comme de vulgaires criminels parce qu’ils étaient ciblés comme des dirigeants du mouvement social.

Encore à l’heure actuelle, comment ne pas se révolter lorsque des syndicalistes sont traduits en justice, poursuivis comme des terroristes pour le simple fait de s’être engagés dans les luttes contre la fermeture de leur entreprise, contre les délocalisations ou simplement d’avoir assumé leur rôle de responsable syndical CGT.

Alors oui, honorer la mémoire de Pierre Sémard en 2017, 75 ans après son assassinat, n’a rien d’archaïque ou de passéiste comme certains pourraient le laisser penser. Bien au contraire, se souvenir de ce combattant, de ce militant syndical et politique qui nous a fait l’honneur d’être le premier dirigeant de notre fédération, c’est nous engager à poursuivre les mêmes combats. C’est perpétuer inlassablement cette bataille pour une société plus humain et plus juste, pour la paix entre les peuples. C’est nous attacher à être très modestement, mais avec lucidité et détermination, ses dignes et fiers héritiers.

Le syndicat CGT des Cheminots Actifs et Retraités de la Sarthe vous remercie de votre   attention et de votre présence en l’honneur d’un grand Homme et Camarade.   Merci.

Communiqué pour le 8 Mars

Unies et solidaires, l’égalité femmes hommes est possible maintenant !

Le 8 mars : Journée internationale des droits des femmes

 

A vos côtés, nous sommes témoins de nombreuses initiatives portées, tout au long de l’année, par les associations mancelles en direction des femmes.

Nous, les femmes, sommes la moitié de l’humanité et pourtant nous sommes toujours considérées comme des mineures qu’il faut accompagner, diriger.

  1. Pour le partage des pouvoirs :

Tant que nous ne serons pas représentées à égalité dans les institutions démocratiques, la politique du pays sera décidée sans nous et, le plus souvent, contre nous.

Nous demandons la création d’un Ministère pour les droits des femmes avec un budget dédié.

  1. Pour la fin des violences faites aux femmes

Ces violences sont quotidiennes et peuvent arriver n’importe où ; Il faut les éradiquer pour pouvoir vivre sereinement et librement.

Nous demandons le vote d’une loi-cadre contre les violences faites aux femmes

  1. Pour l’éducation à l’égalité de la crèche à l’université

Les inégalités, les violences et les stéréotypes s’enseignent aux enfants dès leur plus jeune âge.

Nous exigeons que l’enseignement soit mixte et égalitaire dans tous les parcours scolaires et universitaires.

  1. Pour l’égalité professionnelle

Nous sommes moins bien payées, avec moins de possibilités d’évolution de carrière et des contrats, moins sécurisés… Au point que l’inégalité salariale entre les femmes et les hommes est de 27% en moyenne.

Nous demandons que de vraies mesures soient prises pour aboutir à l’égalité professionnelle.

  1. Mon corps, mon droit

Notre corps nous appartient. Les femmes doivent être libres de disposer de leur corps, partout et tout le temps !

Nous exigeons l’Inscription du droit à l’interruption volontaire de grossesse dans la Constitution

Nous demandons l’Égalité des droits entre les lesbiennes, les gays, les Trans et les hétérosexuel-le-s.

  1. Egalité des droits

Les femmes immigrées qui n’ont pas la nationalité française sont doublement discriminées parce que femmes et nées ailleurs.

L’égalité fait progresser l’humanité !

 

Sophie MOISY

Présidente du Groupe des Elu-e-s communistes et républicain

Catherine BRULE-DELAHAYE

Maire Adjointe à la Santé

 Annick         MATHIS

Conseillère Municipale