Contre l’extension des ouvertures le dimanche

Déclaration

Conseil municipal du 18 octobre 2018

Pour commencer, je veux juste rappeler qu’en 2015 nous avons délibéré une fois sur ce dossier, puis 5 fois en 2016, 5 fois en 2017, et nous recommençons en 2018. On peut s’interroger, est-ce bien du ressort du Conseil municipal de traiter cette question ?

Le groupe des Elu-e-s Communistes et Républicains réitère son opposition à l’extension du nombre de journées d’ouverture des magasins le dimanche.

La première raison est une raison sociale :

Nous sommes attaché-e-s à préserver ce jour, le repos hebdomadaire qui reste celui qui permet le plus facilement aux familles d’avoir un jour en commun.

Par ailleurs, il y a suffisamment d’études qui démontrent les différentes conséquences néfastes, notamment sociales.

Un numéro de la revue « économie et statistique » de 2016 indique notamment que « le travail réduit les sociabilités amicales, récréatives et familiales davantage le dimanche qu’en semaine ».

Je cite un extrait de l’article : « Le dimanche n’est toujours pas un jour comme un autre : il est avant tout le jour de la famille, des amis et des loisirs. Jour sans école et sans travail pour une majorité des salariés, il fournit à la famille et à son environnement social un espace temporel propice aux relations ».

Je pense que nous avons vraiment besoin de ces temps en famille notamment pour le lien intergénérationnel.

La deuxième raison est liée à une réalité :

Dès que nous ouvrons de manière exceptionnelle une autorisation d’extension, c’est la généralisation qui est demandée. En 2017, il nous était demandé de passer à 6 dimanches au motif que Noël et le Nouvel an étaient le lundi… pour finalement ouvrir tous les dimanches en décembre.

Si l’on s’en tient à la délibération proposée, les vacances scolaires commençant le 22 décembre, il sera difficile pour une-e salarié-e de ces commerces de trouver un jour pour faire des achats en famille… c’est vraiment irrespectueux des salarié-e-s et des familles.

La question économique est souvent évoquée, mais là encore, toutes les études le démontrent, ce qui génère l’activité économique c’est le pouvoir d’achat et il est bloqué depuis longtemps, voire en forte régression notamment pour les retaité-e-s. Commençons donc déjà par augmenter les revenus des clients.

Enfin les préoccupations largement exprimées sur la question du climat et de la planète n’ont sans doute pas été intégrées dans cette réflexion de l’ouverture le dimanche. Pourtant rajouter des jours d’activités conduit inévitablement à rajouter des consommations d’énergies, des déplacements de véhicules etc…

Bernard BREUX
Pour le groupe des élu-e-s Communistes et Républicains

Résultat du vote :
– 30 pour
– 20 contre
– 2 abstentions

Retour sur l’inauguration du centre municipal de santé

Belle soirée que cette inauguration du Centre municipal de santé ! Engagement de mandat, le centre a  ouvert ses portes le 23 mai 2018 et a été inauguré ce mercredi 5 octobre.

Retrouvez ci-dessous des éléments relatant cette belle soirée et la concrétisation de ce merveilleux projet :

Retrouvez en cliquant ci-dessous le discours de Catherine BRULE-DELAHAYE, adjointe au maire du Mans, déléguée à la Santé publique :

Et l’extrait du Ouest France en date 5 octobre 2018 :

Et l’extrait du Maine Libre du 9 octobre 2018 :

Et l’extrait de L’Humanité du 10 octobre 2018 :

Lettre de François EDOM à la ministre des Sports, Roxana MARACINEANU

Retrouvez en cliquant sur l’image ci-dessous la lettre adressée par notre collègue François EDOM, adjoint au maire du Mans délégué aux Sports, à la ministre des Sports, Roxana MARACINEANU, au sujet de le baisse au budget du Ministère et de la suppression des emplois aidés !

La politique du gouvernement met en danger la pérennité des associations sportives présentes sur tout le territoire. C’est inadmissible ! La pratique du sport est un droit auquel toutes et tous doivent pouvoir avoir accès.

Extrait du Ouest France du 2 octobre 2018 :

Extrait du Maine Libre du 3 octobre 2018 :

Loi Elan : un recul considérable pour l’accessibilité aux logements

Ce jeudi 4 juillet en Conseil municipal, un voeu portait sur la Loi ELAN (évolution du logement et l’aménagement numérique) du gouvernement MACRON qui représente un recul considérable, notamment par la fragilisation des politiques publiques du logement social, ainsi que l’accessibilité des personnes handicapées aux logements neufs.

Le groupe des élu-e-s a proposé aux conseillers municipaux et communautaires un voeu pour maintenir l’accessibilité à 100 % et le refus d’un quota de 10 % dans ses projets de constructions, de préemptions et de réhabilitations de logements.

Rapporté en Conseil municipal par notre collègue Sophie MOISY, déléguée au handicap, ce vœu a été adopté à l’unanimité.

Voeu contre la contractualisation avec l’Etat

Ce mercredi 4 juillet 2018 en Conseil municipal, un voeu portait sur l’autonomie financière de la Ville du Mans et la contractualisation avec l’Etat (cliquez sur l’image ci-dessous).

Le groupe des élu-e-s Communistes et Républicains a dénoncé cette contractualisation imposée par le gouvernement MACRON qui représente une forme nouvelle d’ingérence dangereuse pour les collectivités territoriales et pour leur liberté d’administration qui est pourtant inscrite dans la Constitution.

Retrouvez la déclaration du groupe des élu-e-s en cliquant sur l’image ci-dessous :

Bernard BREUX et Jean-François SOULARD répondent à la LPO

Dans l’édition du Maine Libre du 27 mars 2018, un responsable de la Ligue de Protection des Oiseaux (LPO) affirmait que les collectivités territoriales avaient leur part de responsabilité dans la raréfaction des variétés d’oiseaux dans l’Ouest de la France, en raison de l’utilisation de produits phytosanitaires (cf. ci-dessous).

LPO Ouest France

Vous trouverez, en cliquant sur l’image ci-dessous, une lettre adressée à la LPO par Bernard BREUX, adjoint à la Nature en ville, et Jean-François SOULARD, Président de la Setram, dans laquelle ils tiennent à préciser que la Ville du Mans n’utilise plus de produits phytosanitaires depuis plusieurs années.

BB_JFS

Et la réponseapportée ci-dessous de la LPO départementale :

courrier LPO

Hommage de Jean-François SOULARD à Pierre Semard

Retrouvez ci-dessous l’intégralité de l’hommage prononcé par Jean-François SOULARD à Pierre SEMARD, lors de la commémoration du 76ème anniversaire de sa disparition.

« Hommage à Pierre SEMARD

Mercredi 7 mars 2018 au Mans

Mesdames, Messieurs,
Chers Amis, Chers Camarades,

Pierre Semard reste le symbole sous la Seconde Guerre mondiale du martyre des cheminots.

Ce samedi 7 mars 1942, notre Camarade devait tomber sous les balles d’un peloton d’exécution. Cet assassinat est en fait le tragique épilogue d’une succession de mesures répressives à son encontre.

Cheminot à la Compagnie des chemins de fer du PLM, il est révoqué le 8 mai 1920 en raison de la part qu’il prend aux grandes grèves menées cette année là.

P Semard 2

Membre de la commission exécutive de la C.G.T.U. il est parmi les fondateurs du « Comité d’Action contre l’impérialisme et la guerre ». Il participe ainsi à la conférence d’Essen, qui marque la solidarité des travailleurs et des soldats, en janvier 1923. Arrêté à son retour, avec Gaston Monmousseau, Gabriel Péri et d’autres militants, il est plusieurs mois incarcéré. Il le sera à nouveau, en 1927.

Démis de son mandat de membre du Conseil d’Administration de la SNCF le 10 décembre 1938, afin de l’empêcher d’exercer son mandat de 1er responsable de la Fédération CGT des cheminots, le Ministre des Travaux Publics de l’époque le relègue comme employé à la gare de Loches. Cependant, même dans cette petite sous-préfecture de l’Indre et Loire, il ne cesse d’être actif.

Après avoir été mobilisé le jour même où éclate la guerre en Europe, il est à peine deux mois plus tard, emprisonné en octobre avec Raymond Tournemaine, tout deux accusés de détournement de fonds syndicaux pour avoir refusé de livrer l’avoir financier de leur fédération syndicale.

L’accusation prétexte ne tient pas longtemps, il est néanmoins traduit devant le tribunal militaire permanent de Paris où, le 6 avril 1940, il est condamné à 3 ans de prison et à 5 ans de privation de ses droits civiques. Il est révoqué de la SNCF.

En vérité, le vrai chef d’accusation est identique à celui qui servira à jeter en prison des centaines de ses camarades, il est communiste.

Nous sommes à deux mois de l’invasion du pays par la peste brune. Au lieu de la combattre, c’est contre les antifascistes, anti hitlériens notoires, que le gouvernement du moment s’acharne.

Incarcéré dans un premier temps à Bourges, puis transféré au début de l’année 1942 au camp de Gaillon, il y est pris comme otage pour être fusillé.

Le crime devait, d’après ses auteurs, débarrasser le terrain de la lutte de classe portée par cet adversaire redoutable, l’évènement se retourna contre eux. Au lendemain de l’annonce du meurtre. La Tribune des Cheminots, je journal de la Fédération CGT des Cheminots, édité à l’époque dans la clandestinité, publie sa dernière lettre. Expression d’une certitude se muant en un cri d’espérance.

« Je meurs certain de la victoire sur les fascistes et de la libération de la France. Dites à mes camarades cheminots que je les adjure de ne rien faire qui puisse aider les nazis. Ils me comprendront et m’écouteront, ils agiront, j’en suis sûr ».

P Semard 1

Son appel fut entendu, la résistance des cheminots dès lors s’amplifie, pour porter le 10 août 1944 par la grève, un coup terrible à l’occupant.

La seule grève de notre longue histoire professionnelle, éminemment politique puisqu’elle fut « insurrectionnelle » est officiellement et annuellement commémorée, avec les honneurs militaires, par une cérémonie à l’Arc de Triomphe.

Juliette son épouse qui assure la liaison entre les lieux d’emprisonnement, la direction illégale de la Fédération CGT des Cheminots et la Résistance est arrêtée et déportée à Ravensbrück, sa fille Yvette est également emprisonnée.

Une résistance de femmes au quotidien, égale, qu’il convient aussi, tout particulièrement à la veille du 8 mars, de saluer et de rappeler.

Le meilleur hommage que nous puissions rendre à notre camarade Pierre Semard, 76 ans après sa disparition tragique, réside bien dans la poursuite de ses idéaux, dans le fait de ne jamais oublier le sens profond de son engagement et de ses actes.

Je suis persuadé qu’aujourd’hui, Pierre Semard inciterait les cheminots, la population à combattre celles et ceux qui veulent casser cette belle entreprise nationalisée en 1937 sur les ruines des compagnies privées après que les banquiers les aient abandonnés.

Le combat doit continuer. »

Inauguration d’une rame de tramway par Jean-François SOULARD

Retrouvez ci-dessous l’extrait de l’article du Maine Libre, datant du 4 mars 2018, qui consacré à l’inauguration de la rame Carel et Fouché en présence de Jean-François SOULARD, Président de la SETRAM.

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Et ci-dessous l’extrait du Ouest France du 5 mars 2018

2018_03_05_OF_Carel Fouché

Retrouvez également l’intégralité de son discours prononcé lors de cette inauguration :

Allocution de Jean-François Soulard lors du baptême
de la rame 1023 au nom de « Carel Fouché »
le 3 mars 2018.

Monsieur le Maire, Président de Le Mans Métropole,
Madame la Sénatrice,
Madame la Députée
Madame la Conseillère Départementale,
Mesdames et Messieurs les élu(e)s,
Mesdames et Messieurs les membres de l’association « Carel Fouché »,

Mesdames, Messieurs.

Permettez-moi tout d’abord de vous souhaiter la bienvenue dans ce centre de maintenance tramways des Hunaudières.

Ici sont entretenues, tant en maintenance préventive que curative, nos 34 rames de tramway. Se trouve également dans ces lieux le poste de régulation des bus et des tramways. Il est donc pour cela ouvert 24 heures sur 24.

Entre 1h30, heure de rentrée de la dernière rame et 4h57, heure de départ de la 1ère, nos 34 rames résident dans ces lieux, bien au chaud pour certaines.

Nous sommes ici réunis pour baptiser une rame, la numéro 1023 du nom d’une entreprise qui est chère pour beaucoup d’entre vous.

Carel Fouché, nom de cette grande entreprise de construction ferroviaire raisonne encore dans nos têtes et dans nos cœurs.

La famille Carel, originaire de Beaumont Pied de Bœuf, fut à l’origine de l’entreprise et Jules le fils en fut le créateur. En 1880, c’est la création officielle de l’entreprise Carel Fouché.

En 1882, Ernest Fouché, neveu de Jules, député, maire de Saint-Saturnin, prend la direction de l’entreprise qu’il va développer.

Je suis assez heureux et fier d’avoir proposé à Monsieur le Maire de baptiser une rame du nom de cette entreprise disparue en décembre 1987, il y a donc 30 ans.

Nous avions des contacts avec l’association et je connaissais le souhait qu’une de nos rames porte ce nom.

C’est à l’occasion du conseil municipal du 28 septembre 2017 que, profitant d’une délibération octroyant une subvention à l’association, j’ai fait cette proposition.
Monsieur le Maire n’a pas dit non, mais m’a demandé de lui indiquer le nom d’une rame à débaptiser.

Je lui ai proposé « Cénomane » qui, comme chacun sait, est la femme du Cénomans arguant qu’avec Plantagenet et Bérengère, l’histoire de notre cité était conservée.

Monsieur le Maire a accepté ma proposition et, depuis, Carel Fouché parcourt notre ville.

Revenons sur cette usine.

J’ai eu la chance de travailler avec ses salariés. En effet, jeune agent de conduite, élève conducteur, nous étions mis à disposition du constructeur pour des essais en ligne ou à l’usine, d’automotrices « Z 2 » Z 7200 7300 pour les puristes.

Souvent des allers-retours Le Mans Chartres à différentes vitesses, il fallait roder, régler l’accélération, le freinage, le JH.

On commençait dans la matinée mais on rentrait toujours avant la fermeture du café restaurant « Le Rail » boulevard de la petite vitesse!!!

Je me souviens encore de quelques têtes :

– Bob, le cadre de la direction du matériel qui venait tous les matins de Versailles,
– Laurent, le chef-mec du dépôt du Mans

et bien sûr les techniciens de chez Carel.

Parfois, nous réalisions de nuit, des contrôles du chauffage avec des sondes installées partout dans la rame pour surveiller la température.

Ce temps est révolu.

Cette entreprise, fleuron de l’industrie ferroviaire n’est plus. En ses lieux et places a été construit le lycée Marguerite Yourcenar.

Cette entreprise faisait perdurer la présence du rail dans notre cité qui lui doit tant.

Autre moment prouvant la solidarité, c’est « Carel Fouché » qui accueillera, au sortir de la guerre en 1945, la réparation des matériels SNCF du fait de la destruction des installations dans le quartier du Maroc.

C’est bien le chemin de fer qui a fait du Mans ce qu’il est devenu. Grace à un homme hélas peu connu, même si une rame, la numéro 1018 porte son nom.

Ariste Jacques Trouvé-Chauvel a œuvré pour que la ville du Mans, en concurrence avec Alençon, soit choisie pour le passage du train vers le grand ouest en 1854.

Né à La Suze, il s’installera au Mans et est d’abord conseiller municipal en 1834, et Maire du Mans en 1840.

En 1848, il est élu Député dans le « parti républicain modéré ».

Il sera Préfet de police de Paris, Préfet de la Seine et Ministre des finances du gouvernement Cavaignac (autre rue du Mans).

Le Mans doit beaucoup au rail, mais hélas l’industrie ferroviaire s’est détachée de notre ville.

Autre lieu historique, les ateliers de réparation du matériel n’existent plus ou très peu. Les emplois de cheminots ont eux aussi quitté notre cité. Et c’est maintenant aux petites lignes qui font le service public, qu’on s’attaque. Triste réalité qu’il nous faut combattre.

Je terminerai par saluer l’association des victimes de l’amiante et mon ami et Camarade Jean-Pierre Prigent. Car en effet, l’amiante, cette saloperie, présente dans tous les matériels ferroviaires, a fait et fait toujours beaucoup de mal à de nombreux salariés de chez Carel Fouché.

Les cheminots aussi, notamment ceux du matériel et de l’équipement ont été touchés.

Nombreux sont nos camarades trop tôt disparus et c’est bien à l’employeur de réparer ce qu’il a fait subir à ses salariés.

Votre combat pour la reconnaissance du mal causé par l’amiante est juste, même s’il n’est pas encore gagné. Je vous remercie.