Déclaration du groupe pour le DOB du Conseil municipal

Déclaration DOB conseil municipal du 22 novembre 2018

Notre débat d’orientations budgétaires se déroule le jour de la clôture du Congrès National des Maires de France. Un des thèmes de cette dernière journée était intitulé « Finances locales : la libre administration bafouée ».

Dans le même temps, l’Association des Maires de France (AMF) lance une grande campagne de mobilisation, que nous pourrions qualifier de positive, sur le thème « #Ma CommuneJYTiens », présentant le rôle et les décisions importantes des collectivités locales déclinées dans le vie des nos concitoyens.

De son côté, le Président de la République a préféré envoyer un courrier aux Maires plutôt de venir devant eux, comme il s’y était pourtant engagé.

Et ce n’est pas la réception donnée hier soir à l’Elysée qui a changé l’orientation sur le fond.

Pour le groupe des élu-e-s Communistes et Républicains, il y a bien longtemps que la libre administration des communes est bafouée, avec une forte accélération ces dix dernières années et une amputation sans précédent des dotations aux collectivités.

Le rapport de la Chambre Régionale des Comptes (CRC) relève que ces prélèvements, soit disant pour contribuer au redressement des finances publiques, représente pour la ville du Mans « un manque à percevoir cumulatif de 20,6 millions d’euros, soit l’équivalent de plus de 30 points d’impôts.

L’annonce de la suppression de la Taxe d’habitation pour 80% des ménages est à double tranchant :

– Oui, cette taxe était injuste et il fallait la réformer,

– Mais dans le même temps, c’est la suppression pour le budget de la commune d’un impôt dynamique, décidé au niveau local,

L’Etat nous dit qu’il y aura compensation… mais pour combien de temps ?

La dernière pierre à l’édifice de cette emprise gouvernementale sur la gestion des collectivités locales est le fameux Contrat de gestion qui offre deux possibilités aux collectivités territoriales :

– soit de perdre beaucoup si elle le signait,

– soit de perdre encore plus si elle ne le signait pas,

Nous avons d’ailleurs voté un vœu en Conseil, pour condamner la méthode.

Et comme si cela ne suffisait pas, une opération pour discréditer les collectivités, avec le #balancetonmaire est venue finir le travail, avec pour le moins une timide condamnation de ce gouvernement.

Comment s’étonner alors de voir autant d’élu-e-s, en particulier des plus petites communes afficher leur volonté de ne pas poursuivre leur engagement ? Comment alors admettre que les élu-e-s locaux, en première ligne pour entendre les difficultés des habitants, soient privés des moyens pour essayer d’en réduire une partie.

Si des interrogations peuvent se comprendre sur l’utilisation de l’argent public, force est de constater que le rapport de la Chambre Régionale des comptes valide plutôt les choix que nous avons faits, même si pour certains, ils étaient pris sous la contrainte des baisses de dotations, avec une volonté forte de ne pas augmenter la pression fiscale (+0,8 % en moyenne entre 2014 et 2018).

Nous mesurons aussi les efforts qui ont été faits par les services et nous savons qu’il n’est plus possible de poursuivre au rythme des années 2015, 2016 et 2017, la réduction des effectifs, au risque de renoncer à des missions essentielles du service public local.

Les orientations sur les politiques publiques municipales proposées dans ce DOB sont conformes aux engagements de notre majorité en 2014, avec des nouveaux axes à décliner.

Nous sommes très attachés au premier paragraphe et pour notre part, nous voulons réaffirmer que le développement durable et la ville durable passe en priorité par la prise en compte des actions de solidarité, de la prise en compte des personnes les plus fragiles. Cette orientation trouve également une traduction sur l’axe « Agir pour l’amélioration des conditions de vie et préparer l’espace public de demain ».

La mise en œuvre du Plan d’accessibilité doit être maintenu, voire amplifiée. N’oublions jamais que quand nous rendons plus facile la vie des personnes victimes de handicaps, c’est la qualité de vie de tous les habitants que nous améliorons.

Nous mesurons actuellement les incompréhensions qui s’expriment fortement sur les questions de la transition énergétique.

Il ne sera jamais possible de faire adhérer les habitants à ce qui relève pourtant d’une urgence, si dans le même temps la seule traduction qu’ils constatent est une perte de pouvoir d’achat, si dans le même temps toutes les valeurs qui porte le service public sont fragilisées et soumises aux règles du marché, pour répondre aux seuls profits de ceux qui sont déjà fortunés.

Si le gouvernement n’entend pas ces expressions qui prennent diverses formes, soit des mouvements sociaux portés par les organisations syndicales sur le pouvoir d’achat, comme par exemple la mobilisation conte la hausse de la CSG, soit les actions qui ont commencées le 17 novembre, alors les meilleures ambitions politiques, aussi justifiées soient elles, auront du mal à être partagées par le plus grand nombre.

Nos deux collectivités portent des ambitions légitimes sur ces questions importantes avec une orientation qui vise à ce que ces nouveaux investissements trouvent une traduction dans la baisse des charges liées à l’énergie sur les loyers. Il faut que rapidement les habitants en constatent les effets.

Enfin, nous n’avons pas attendu pour agir, et cela s’est concrétisé notamment dans le domaine des transports collectifs.

Nous nous sommes fortement impliqués dans la deuxième orientation sur l’offre de soins avec l’ouverture du centre municipal de santé, mais ce n’est effectivement qu’une étape. Et il faut bien évidemment aller plus loin. Mais beaucoup de décisions n’auront une réelle portée que si elles sont accompagnées par une véritable politique nationale qui nous accompagne dans ces projets.

Comme le rappelait Catherine BRULE-DELAHAYE, nous allons beaucoup plus loin que ce qui relève de nos compétences.

Nous partageons totalement l’axe autour de la ville entreprenante et del’innovation, ce qui relève pour beaucoup de compétences portées par la Métropole.

La diffusion culturelle est pour nous un axe majeur, et nous devons être attentif et vérifier en permanence qu’elle est accessible à toutes et tous dans tous les quartiers.

Nous entendons poursuivre les orientations mises en œuvre autour de l’accès à la pratique sportive, de l’amélioration du cadre de vie et en particulier de sa dimension végétale.

Nous serons en 2019 sur la première année de mise en œuvre des projets des budgets participatifs. Nous pensons vraiment important de bien dimensionner la capacité des services pour porter ces réalisations et ne pas prendre le risque de voir d’autres projets sur lesquels nous nous sommes engagés être différés.

Il nous faudra aussi en tenir compte pour lancer la saison 2020, dès le printemps 2019.

Nous avons deux autres rapports importants joints à cette délibération. Nous trouvons vraiment important d’avoir, et pour la première fois, le rapport annuel sur l’égalité entre les femmes et les hommes. C’était un engagement de notre charte.

Sans prendre le document dans le détail, nous constatons que nous avons plus d’emploi tenus par les femmes que par les hommes, ce qui peut quelquefois s’expliquer par la nature des emplois. L’accès au temps partiel reste très majoritairement utilisé par les femmes, ce qui peut interroger.

L’âge médian des femmes est assez nettement supérieur à celui des hommes. Il y a surement un lien avec les rémunérations qui s’amplifie lors de l’ouverture des droits à la retraite. Les femmes ayant eu des congés maternité, ou un travail à temps partiel, sont pénalisées.

Enfin, même si nous sommes loin des constats nationaux, notamment dans le secteur privé, il y a encore une rémunération moyenne plus favorable pour les hommes que pour les femmes.

L’autre rapport est celui du développement durable, qui est très intéressant du point de vue de nos engagements, et qui est intégré dans nos futures orientations.

Il nous reste donc à traduire dans le projet de budget 2019, ces orientations.

 

Pour le groupe des élus communistes et républicains.

Bernard BREUX.

Contre l’extension des ouvertures le dimanche

Déclaration

Conseil municipal du 18 octobre 2018

Pour commencer, je veux juste rappeler qu’en 2015 nous avons délibéré une fois sur ce dossier, puis 5 fois en 2016, 5 fois en 2017, et nous recommençons en 2018. On peut s’interroger, est-ce bien du ressort du Conseil municipal de traiter cette question ?

Le groupe des Elu-e-s Communistes et Républicains réitère son opposition à l’extension du nombre de journées d’ouverture des magasins le dimanche.

La première raison est une raison sociale :

Nous sommes attaché-e-s à préserver ce jour, le repos hebdomadaire qui reste celui qui permet le plus facilement aux familles d’avoir un jour en commun.

Par ailleurs, il y a suffisamment d’études qui démontrent les différentes conséquences néfastes, notamment sociales.

Un numéro de la revue « économie et statistique » de 2016 indique notamment que « le travail réduit les sociabilités amicales, récréatives et familiales davantage le dimanche qu’en semaine ».

Je cite un extrait de l’article : « Le dimanche n’est toujours pas un jour comme un autre : il est avant tout le jour de la famille, des amis et des loisirs. Jour sans école et sans travail pour une majorité des salariés, il fournit à la famille et à son environnement social un espace temporel propice aux relations ».

Je pense que nous avons vraiment besoin de ces temps en famille notamment pour le lien intergénérationnel.

La deuxième raison est liée à une réalité :

Dès que nous ouvrons de manière exceptionnelle une autorisation d’extension, c’est la généralisation qui est demandée. En 2017, il nous était demandé de passer à 6 dimanches au motif que Noël et le Nouvel an étaient le lundi… pour finalement ouvrir tous les dimanches en décembre.

Si l’on s’en tient à la délibération proposée, les vacances scolaires commençant le 22 décembre, il sera difficile pour une-e salarié-e de ces commerces de trouver un jour pour faire des achats en famille… c’est vraiment irrespectueux des salarié-e-s et des familles.

La question économique est souvent évoquée, mais là encore, toutes les études le démontrent, ce qui génère l’activité économique c’est le pouvoir d’achat et il est bloqué depuis longtemps, voire en forte régression notamment pour les retaité-e-s. Commençons donc déjà par augmenter les revenus des clients.

Enfin les préoccupations largement exprimées sur la question du climat et de la planète n’ont sans doute pas été intégrées dans cette réflexion de l’ouverture le dimanche. Pourtant rajouter des jours d’activités conduit inévitablement à rajouter des consommations d’énergies, des déplacements de véhicules etc…

Bernard BREUX
Pour le groupe des élu-e-s Communistes et Républicains

Résultat du vote :
– 30 pour
– 20 contre
– 2 abstentions

Retour sur l’inauguration du centre municipal de santé

Belle soirée que cette inauguration du Centre municipal de santé ! Engagement de mandat, le centre a  ouvert ses portes le 23 mai 2018 et a été inauguré ce mercredi 5 octobre.

Retrouvez ci-dessous des éléments relatant cette belle soirée et la concrétisation de ce merveilleux projet :

Retrouvez en cliquant ci-dessous le discours de Catherine BRULE-DELAHAYE, adjointe au maire du Mans, déléguée à la Santé publique :

Et l’extrait du Ouest France en date 5 octobre 2018 :

Et l’extrait du Maine Libre du 9 octobre 2018 :

Et l’extrait de L’Humanité du 10 octobre 2018 :

Lettre de François EDOM à la ministre des Sports, Roxana MARACINEANU

Retrouvez en cliquant sur l’image ci-dessous la lettre adressée par notre collègue François EDOM, adjoint au maire du Mans délégué aux Sports, à la ministre des Sports, Roxana MARACINEANU, au sujet de le baisse au budget du Ministère et de la suppression des emplois aidés !

La politique du gouvernement met en danger la pérennité des associations sportives présentes sur tout le territoire. C’est inadmissible ! La pratique du sport est un droit auquel toutes et tous doivent pouvoir avoir accès.

Extrait du Ouest France du 2 octobre 2018 :

Extrait du Maine Libre du 3 octobre 2018 :

Loi Elan : un recul considérable pour l’accessibilité aux logements

Ce jeudi 4 juillet en Conseil municipal, un voeu portait sur la Loi ELAN (évolution du logement et l’aménagement numérique) du gouvernement MACRON qui représente un recul considérable, notamment par la fragilisation des politiques publiques du logement social, ainsi que l’accessibilité des personnes handicapées aux logements neufs.

Le groupe des élu-e-s a proposé aux conseillers municipaux et communautaires un voeu pour maintenir l’accessibilité à 100 % et le refus d’un quota de 10 % dans ses projets de constructions, de préemptions et de réhabilitations de logements.

Rapporté en Conseil municipal par notre collègue Sophie MOISY, déléguée au handicap, ce vœu a été adopté à l’unanimité.

Voeu contre la contractualisation avec l’Etat

Ce mercredi 4 juillet 2018 en Conseil municipal, un voeu portait sur l’autonomie financière de la Ville du Mans et la contractualisation avec l’Etat (cliquez sur l’image ci-dessous).

Le groupe des élu-e-s Communistes et Républicains a dénoncé cette contractualisation imposée par le gouvernement MACRON qui représente une forme nouvelle d’ingérence dangereuse pour les collectivités territoriales et pour leur liberté d’administration qui est pourtant inscrite dans la Constitution.

Retrouvez la déclaration du groupe des élu-e-s en cliquant sur l’image ci-dessous :

Bernard BREUX et Jean-François SOULARD répondent à la LPO

Dans l’édition du Maine Libre du 27 mars 2018, un responsable de la Ligue de Protection des Oiseaux (LPO) affirmait que les collectivités territoriales avaient leur part de responsabilité dans la raréfaction des variétés d’oiseaux dans l’Ouest de la France, en raison de l’utilisation de produits phytosanitaires (cf. ci-dessous).

LPO Ouest France

Vous trouverez, en cliquant sur l’image ci-dessous, une lettre adressée à la LPO par Bernard BREUX, adjoint à la Nature en ville, et Jean-François SOULARD, Président de la Setram, dans laquelle ils tiennent à préciser que la Ville du Mans n’utilise plus de produits phytosanitaires depuis plusieurs années.

BB_JFS

Et la réponseapportée ci-dessous de la LPO départementale :

courrier LPO

Hommage de Jean-François SOULARD à Pierre Semard

Retrouvez ci-dessous l’intégralité de l’hommage prononcé par Jean-François SOULARD à Pierre SEMARD, lors de la commémoration du 76ème anniversaire de sa disparition.

« Hommage à Pierre SEMARD

Mercredi 7 mars 2018 au Mans

Mesdames, Messieurs,
Chers Amis, Chers Camarades,

Pierre Semard reste le symbole sous la Seconde Guerre mondiale du martyre des cheminots.

Ce samedi 7 mars 1942, notre Camarade devait tomber sous les balles d’un peloton d’exécution. Cet assassinat est en fait le tragique épilogue d’une succession de mesures répressives à son encontre.

Cheminot à la Compagnie des chemins de fer du PLM, il est révoqué le 8 mai 1920 en raison de la part qu’il prend aux grandes grèves menées cette année là.

P Semard 2

Membre de la commission exécutive de la C.G.T.U. il est parmi les fondateurs du « Comité d’Action contre l’impérialisme et la guerre ». Il participe ainsi à la conférence d’Essen, qui marque la solidarité des travailleurs et des soldats, en janvier 1923. Arrêté à son retour, avec Gaston Monmousseau, Gabriel Péri et d’autres militants, il est plusieurs mois incarcéré. Il le sera à nouveau, en 1927.

Démis de son mandat de membre du Conseil d’Administration de la SNCF le 10 décembre 1938, afin de l’empêcher d’exercer son mandat de 1er responsable de la Fédération CGT des cheminots, le Ministre des Travaux Publics de l’époque le relègue comme employé à la gare de Loches. Cependant, même dans cette petite sous-préfecture de l’Indre et Loire, il ne cesse d’être actif.

Après avoir été mobilisé le jour même où éclate la guerre en Europe, il est à peine deux mois plus tard, emprisonné en octobre avec Raymond Tournemaine, tout deux accusés de détournement de fonds syndicaux pour avoir refusé de livrer l’avoir financier de leur fédération syndicale.

L’accusation prétexte ne tient pas longtemps, il est néanmoins traduit devant le tribunal militaire permanent de Paris où, le 6 avril 1940, il est condamné à 3 ans de prison et à 5 ans de privation de ses droits civiques. Il est révoqué de la SNCF.

En vérité, le vrai chef d’accusation est identique à celui qui servira à jeter en prison des centaines de ses camarades, il est communiste.

Nous sommes à deux mois de l’invasion du pays par la peste brune. Au lieu de la combattre, c’est contre les antifascistes, anti hitlériens notoires, que le gouvernement du moment s’acharne.

Incarcéré dans un premier temps à Bourges, puis transféré au début de l’année 1942 au camp de Gaillon, il y est pris comme otage pour être fusillé.

Le crime devait, d’après ses auteurs, débarrasser le terrain de la lutte de classe portée par cet adversaire redoutable, l’évènement se retourna contre eux. Au lendemain de l’annonce du meurtre. La Tribune des Cheminots, je journal de la Fédération CGT des Cheminots, édité à l’époque dans la clandestinité, publie sa dernière lettre. Expression d’une certitude se muant en un cri d’espérance.

« Je meurs certain de la victoire sur les fascistes et de la libération de la France. Dites à mes camarades cheminots que je les adjure de ne rien faire qui puisse aider les nazis. Ils me comprendront et m’écouteront, ils agiront, j’en suis sûr ».

P Semard 1

Son appel fut entendu, la résistance des cheminots dès lors s’amplifie, pour porter le 10 août 1944 par la grève, un coup terrible à l’occupant.

La seule grève de notre longue histoire professionnelle, éminemment politique puisqu’elle fut « insurrectionnelle » est officiellement et annuellement commémorée, avec les honneurs militaires, par une cérémonie à l’Arc de Triomphe.

Juliette son épouse qui assure la liaison entre les lieux d’emprisonnement, la direction illégale de la Fédération CGT des Cheminots et la Résistance est arrêtée et déportée à Ravensbrück, sa fille Yvette est également emprisonnée.

Une résistance de femmes au quotidien, égale, qu’il convient aussi, tout particulièrement à la veille du 8 mars, de saluer et de rappeler.

Le meilleur hommage que nous puissions rendre à notre camarade Pierre Semard, 76 ans après sa disparition tragique, réside bien dans la poursuite de ses idéaux, dans le fait de ne jamais oublier le sens profond de son engagement et de ses actes.

Je suis persuadé qu’aujourd’hui, Pierre Semard inciterait les cheminots, la population à combattre celles et ceux qui veulent casser cette belle entreprise nationalisée en 1937 sur les ruines des compagnies privées après que les banquiers les aient abandonnés.

Le combat doit continuer. »