Conseil municipal du Mans du 29 mars

Intervention de Bernard Breux sur la Décision Modificative

Ce vote intervient dans un contexte général qui interpelle l’opinion, et le regard porté par les gens sur la chose politique est extrêmement sévère.
Je situerai mon intervention, dans une temporalité du mi-mandat pour ce qui concerne notre engagement municipal. En ayant conscience, que certains programmes présidentiels laissent déjà présager toujours plus de restriction sur les budgets des collectivités, avec en conséquence des attaques sérieuses sur les services publics. Sans jamais préciser les quels ? L’éducation ? La culture ?les moyens versés aux associations sportives, de solidarité ? Précisément ce sont ces politiques que nous plaçons au cœur du projet municipal.
De ce point de vue il me parait nécessaire de décrire la réalité contrainte dans laquelle les budgets de la ville ont été construits, depuis le début du mandat.
Cette contribution des collectivités à la réduction du déficit public, pour la ville représente une baisse de dotation de l’état, représentant en perte cumulée sur 4 exercices, un montant de 22 millions d’euros
. Dans le même temps, les lois de finance respectives ont acté le CICE en direction des entreprises, avec que très peu de contrepartie sur l’emploi, à hauteur de 40 milliards d’euros. Avec toujours aucune connaissance réelle des sommes allouées pour les entreprises de notre territoire. Oui nous avons besoin de transparence sur l’utilisation de l’argent publique.
Pour être complet sur la présentation budgétaire de la ville, je rajouterai toutes les mesures décidées par l’état et mises en œuvre par la ville et, donc supportaient pat le budget municipal :
La mise en place des nouveaux rythmes scolaires, avec la mise en place de nombreuses activités auprès des enfants, pour un cout annuel de 2 millions d’euros, pour la ville
Le traitement des passeports, en lieu et place de la préfecture, et depuis le 01.03.2017 pour notre ville-centre le traitement des cartes d’identité, avec des compensations de l’état qui ne sont pas à la hauteur des services rendus aux usagers ;
La hausse du point d’indice des fonctionnaires, même si de notre point de vue, le compte n’y est pas au regard de la feuille de paie des agents, aucune dotation spécifique n’a été fléchées par l’état dans ce sens.

Depuis le début du mandat, cette diminution considérable des dotations (équivalent à plus de 30 points d’impôt, le point rapportant au budget de la ville 690 000 euros), avec le respect de l’engagement d’une évolution modérée de la fiscalité, rend l’exercice de l’équilibre budgétaire délicat.
Nous nous sommes efforcés de garder comme priorité nos missions de service public de proximité pour la population,notament en matière de solidarité, de tranquillité publique…Avec aussi un niveau important d’engagement pour des investissements de proximité.
C’est ce que nous portons auprès de vous M. le Maire, et de l’ensemble de la majorité. Nous avons aussi initié des vœux présentés au conseil municipal, voté à l’unanimité pour que les dotations aux collectivités soient maintenues.
Cette unanimité du conseil ne se traduit pas en actes à d’autres niveaux nationaux de décisions, et c’est raiment regrettable.
Il serait vraiment insupportable d’aggraver, à nouveau cette situation.

Nous voterons cette décision modificative N°1, qui assure l’équilibre général du budget 2017.
Sur le vote des taux, nous voulons préciser que le montant de la taxe d’habitation et de la taxe foncière 2017, payé par le contribuable sera d’abord le résultat de l’augmentation du taux voté par le conseil départemental : + 7.79%. Nous voterons l’augmentation + 1% du taux pour la ville.

Les élus communistes et républicains ont voté contre l’ouverture des 7 dimanches sur la ville. La détoriation des conditions de travail des salariés devant subir ces ouvertures nous amène à voter contre. La loi Macron donne aux communes le soin de choisir les ouvertures le dimanche sans accord sur le territoire de Le Mans Métropole. Cette incohérence montre que les villes de périphéries donnent la possibilité d’ouvrir leurs commerces jusqu’à 12 dimanche par an. Nous refusons que les salariés soient la variable d’ajustement d’un état concurrentiel entre coeur de ville et périphéries. Les perdants demeurent les salariés et les commerçants qui souffrent de cette concurrence déloyale entre territoires.

Plusieurs délibérations ont été portés les élus de la sensibilité communiste du Mans :

François Edom, Sophie Moisy, Yves Calippe, Thierry Samain, Catherine Brulé-Delahaye, Bernard Breux

François Edom a présenté un projet attendu du monde sportif : la salle de tennis de table. Les deux présidents des clubs présents ce soir ont apprécié de voir à l’ordre du jour ce projet tant attendu après l’incendie du gymnase qui les accueillait. Un aboutissement d’un engagement pris lors de la campagne électorale.

De nombreuses subventions envers le monde associatif : handicap, sport, santé, solidarité, prévention.
L’excellent travail des centres sociaux avec la participation d’Yves Calippe et de Thierry Samain a été salué ce soir.

yvesconseil

Les élus FN ont à nouveau montré ce soir leur mépris envers le monde associatif, l’engagement citoyen des bénévoles, des élus. Rappelons que ces élus souvent absents lors des commissions donnent des leçons à des élus qui comme eux ont un contrat de travail à honorer en dehors de leur mandat et qui prennent sur le temps personnel, leur congé, qui mettent en oeuvre leur droit d’élu en perdant du salaire, de l’avancement et des primes. Il est temps de mettre en lumière le discours démagogique de ces donneurs de leçon absents de l’espace public et absents du quotidien solidaire que nous vivons avec l’ensemble de nos concitoyens de notre ville.

Les élus communistes et républicains présents pour défendre le service postal

Projet soutenu par Thierry Samain : arrêté anti expulsion

 

Arrêté anti expulsion – Arrêté anti coupure d’énergie

Conférence de presse du 30 juin 2015

Le groupe communiste de la ville le Mans travaille sur la mise en place de 2 arrêtés (l’un visant l’interdiction des expulsions locatives et l’autre interdisant les coupures d’énergie). Dans l’esprit, il s’agit de protéger les personnes et familles les plus vulnérables, les plus touchées par la crise, contre ce qui est aujourd’hui, un abus de propriété : car jeter une famille à la rue ou lui couper le gaz, l’électricité, c’est un abus de propriété.

L’expulsion locative est une expérience traumatisante qui démobilise et décourage la personne qui en est l’objet.

C’est une forme de violence contre les enfants, qui voient leur univers, leurs jouets disparaitre du jour au lendemain, cela parfois avec le concours de la force publique. 

Les effets sont directement observables, certains enfants devenus propres refont pipi au lit, d’autres restent plusieurs jour prostrés dans l’incapacité de mettre des mots sur ce qu’ils ont vécu.

Bien sur, il ne s’agit pas de nier tout ce qui est mis en place par les bailleurs sociaux, par la Préfecture et les travailleurs sociaux pour éviter les expulsions, ni de nier la responsabilité du locataire qui a souvent fait une politique de l’autruche ou encore remis au lendemain une démarche qu’il fallait faire rapidement. 

Mais l’expulsion est toujours liée à un autre accident de la vie et la seule manière de faire en sorte qu’il n’y ait plus de famille mise à la rue est d’en interdire la pratique.

Si les coupures d’énergie ne jettent pas la famille dehors, elles altèrent la vie quotidienne de ceux qui sont touchés ; c’est une expérience humiliante qui accule la personne ou famille concernée à se laver, préparer la cuisine, se chauffer chez des voisins, dans la famille, chez des amis.

Au Mans, par exemple, une femme avec un bébé s’est retrouvée 4 mois sans gaz, en plein été, alors qu’elle vit déjà dans un appartement situé au-dessus d’un magasin, très mal protégé de la chaleur. La présence du bébé n’a absolument pas freiné l’opérateur ERDF dans sa décision de couper le gaz. 

Il ne s’agit pas à travers ces arrêtés de cautionner le non-paiement des loyers et factures d’énergie, mais bien d’encourager la mise en place de réponses différentes.

Ainsi ces arrêtés doivent prévoir des médiations qui s’imposent aux locataires, et usagers d’une part, et aux propriétaires, bailleurs sociaux et fournisseurs d’énergie d’autre part. 

Ce que nous prônons, c’est une autre manière de gérer les problèmes d’impayés.